• Le 13 décembre 2017

Des travaux menés par des médecins et chercheurs en cardiologie et statistique de l’Université de Nantes, du CHU et de l’Inserm ont récemment souligné une importante sous-estimation du risque de dégénérescence de certaines prothèses valvulaires chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque. Ces recherches permettront une meilleure prise en charge des patients.

Santé : vers une meilleure prise en charge des patients atteints d'insuffisance cardiaque2 à 3% des français de plus de 65 ans souffrent d’un rétrécissement de l'orifice valvulaire aortique nécessitant un remplacement des valves par une prothèse. Les chercheurs nantais ont toutefois identifié une complication majeure. Selon eux, le taux de dégénérescence de certaines prothèses pourrait atteindre 30 % 8 ans après la chirurgie. Pour cela, ils ont constitué une cohorte unique de patients suivis par échographie et développé des modèles statistiques adaptés. Leurs travaux vont permettre d’améliorer la prise en charge des patients en sélectionnant les prothèses biologiques les plus fiables.

Ces recherches ont été menées dans le cadre des activités du Laboratoire Commun RISCA (Recherche en Informatique et en Statistique), créé en 2016, et qui réunit la société d’informatique médicale IDBC et des chercheurs de l’Université de Nantes (SPHERE - methodS for Patients-centered outcomes and HEalth REsearch). L’objectif de ce partenariat est le développement d’un logiciel d’analyse des données de cohortes ("Plug-Stat) permettant de mettre à disposition de nouvelles approches mathématiques à d’autres équipes de recherche clinique.